Connaissances et attitudes de la population québécoise à l’égard des programmes de réduction des méfaits en lien avec les substances psychoactives illicites

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L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) vient de publier un nouveau rapport d’étude intitulé Connaissances et attitudes de la population québécoise à l’égard des programmes de réduction des méfaits en lien avec les substances psychoactives illicites.

Source : INSPQ

Résultats

  • Les résultats de cette étude indiquent que plus de la moitié des répondants considéraient que la consommation de drogues avait augmenté dans la dernière décennie. Une majorité des répondants avait entendu parler de la crise des surdoses liées aux opioïdes dans les médias et près de la moitié percevait qu’il s’agissait d’un problème sérieux au Québec. Presque tous les répondants estimaient que la consommation régulière de drogues présentait des dangers pour la santé et pouvait mener à des problèmes sociaux. La majorité croyait que les jeunes étaient plus vulnérables de développer une dépendance.
  • À propos des mesures législatives, les trois quarts des répondants étaient d’avis que l’interdiction de consommer des drogues n’empêchait pas les gens d’en utiliser. Ainsi, un peu moins de la moitié des répondants jugeaient que la consommation d’une petite quantité de drogues devrait être décriminalisée et environ le tiers des participants étaient favorables à la légalisation de drogues. Toutefois, ils étaient plus divisés concernant la légalisation du cannabis, puisque seuls 45 % croyaient que c’était une bonne chose.
  • Enfin, la majorité des répondants avaient une perception positive des différentes mesures de réduction des méfaits telles que l’accès au matériel d’injection, les services d’injection supervisée (SIS) et l’offre gratuite de trousses de naloxone. En général, les répondants considéraient que ces différentes mesures permettraient notamment de réduire les risques de surdoses, la transmission d’infections par le sang et l’abandon de seringues.
  • L’offre de tests d’analyses de drogues, l’accès aux logements sociaux et les traitements de méthadone étaient perçus positivement par près de 70 % des participants. Leurs perceptions étaient aussi favorables envers les mesures pour les personnes incarcérées telles que l’accès aux seringues stériles et aux tatouages sécuritaires. Les femmes, les personnes plus jeunes et celles plus scolarisées étaient généralement plus favorables à ces mesures. Aucune différence majeure n’a toutefois été identifiée selon le lieu de résidence des répondants (urbain versus rural).

En conclusion, les résultats de l’étude montrent une évolution positive des attitudes et des perceptions de la population québécoise envers les personnes qui consomment des drogues et les programmes de réduction des méfaits, depuis les 20 dernières années.

Pour en savoir plus, consultez le rapport d’étude en ligne sur le site de l’INSPQ (en français, 122 pages)

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